Avril 2018, La protection sociale en France.

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« La protection sociale en France »

Invité : Jean Claude Boual, Président du CAC (Collectif des associations citoyennes), ancien membre permanent de la Confédération Générale du Travail (CGT) puis Secrétaire Général de la Fédération de l’Equipement et de l’Environnement et membre de la Commission exécutive de la CGT, Chargé de Mission au sein du Ministère de l’Equipement sur les questions relatives aux Services Publics et à l’Europe Sociale.

les acquis de la protection sociale ayant pour but de protéger des accidents du travail, de la maladie, de l’avancée en âge, de la perte d’emploi… d’apporter le soutien aux familles… sont en France le fruit d’un long processus qui commence déjà avant la Révolution française de 1789 et connaitra des avancées par à-coups, notamment lors de chaque révolution (1830, 1848) tout au long du 19ème siècle et surtout au XXème siècle avec le Front populaire de 1936 et l’avènement en 1945 de la Sécurité Sociale.

Avant cela le territoire français a vu ponctuellement peu à peu la naissance de sociétés mutualistes ouvertes à l’initiative d’une profession, d’un groupement de patrons, d’une congrégation religieuse, parfois d’ouvriers eux-mêmes. Pour autant en 1939 sur 6 millions de salariés, encore seulement 1 millions ont une assurance sociale. Le programme du CNR (Conseil National de la résistance), sorte de programme de gouvernement, esquisse, aussi, avant même la fin de guerre, ce qui en 1945 deviendra à l’initiative du Ministre du travail communiste de l’époque, Ambroise Croizat, la Sécurité sociale. Les principes de celle-ci sont alors défini comme l’Indivisibilité, l’Universalité et la Solidarité (principe de répartition), avec une administration assurée par les assurés eux-mêmes et un financement reposant sur les richesses créées par par les entreprises et le travail : les cotisations salariales et patronales.

Des réformes successives depuis lors ont fait dévié sur plusieurs points déjà la sécurité sociale de ces principes. Or la sécurité sociale reste aujourd’hui un enjeu majeur de cohésion sociale et de démocratie au sein de notre société. De fait une personne sans toit, sans soin, sans compensation sociale ne s’occupera guère d’aller voter.

Contacts :
http://www.associations-citoyennes.net/