Janvier 2020, Le sens de l’humus

« Le sens de l’humus »
(en référence à l’association du même nom sur Montreuil, installé sur le jardin Pouplier des murs à pêches)

Invité : Christophe Bichon, chargé au sein de l’association « le sens de l’humus » des projets extérieurs et du compostage et expert en agriculture naturelle.

Sur les hauteurs de Montreuil une surprise vous attend, les murs à pêches. Dès l’époque de Louis XIV, Montreuil était couvert de ces jardins où poussaient des pêchers et certains autres arbres fruitiers, à l’abri d’un dédale de petits murets en pierres recouvert de gypse. Aujourd’hui, de ces petits murets il en reste encore 17km linéaire sur 600km à l’origine.

Ainsi au fond d’une petite ruelle légèrement cabossée, d’où on aperçoit aussi quelques caravanes, se trouve le jardin Pouplier. Charmant jardin à l’abri de tout, comme égaré de la ville, et dont s’occupe l’association « le sens de l’humus ». Ici poussent beaucoup de fleurs, quelques arbres fruitiers et autres plantes, et toute une activité intense de jardinage naturel se développe avec l’ensemble des salariés et bénévoles de l’association.

Pour l’oeil naïf comme moi, qui se promène dans ce jardin on y voit notamment en cette période tout un ensemble de tas, qu’on appelle m’explique Christophe : broyat, lasagnes, buttes, composts… Au fond du jardin on aperçoit encore des petites maisons pour les insectes et une mare entrain d’être refaite, autant d’éléments pour ramener, comme tout ce qui se fait dans ce jardin, de la biodiversité.

Car ici on parle en effet de jardin naturel, d’agriculture urbaine comme de permaculture. La terre on apprend à la connaître, on ne la bouscule pas. On sait la richesse du vivant qu’elle contient. On la laisse vivre sa vie et tout le jardin se construit ainsi à l’écoute de l’ensemble de l’écosystème présent là et qui a pu subir par le passé certains chocs, certaines pollutions, qu’on tente désormais de résorber le mieux qu’on peut.

Toute cette connaissance, l’association « le sens de l’humus » la transporte aussi à l’extérieur, et notamment sur Montreuil en bas des pieds d’immeubles autour des bacs à compost, ou sur des interventions plus éloignées et des événements locaux comme le festival des Estivales de la permaculture. Un festival qui se déroule tous les ans au mois de septembre sur « la prairie », l’autre surprise des murs à pêches…

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