(titre tiré du livre éponyme de Célestin Freinet de 1957 : « L’école moderne française – guide pratique pour l’organisation matérielle, technique et pédagogique de l’Ecole Populaire » )
Invités : Catherine Chabrun, ancienne enseignante en pédagogie Freinet, auteure du livre « Entrer en pédagogie Freinet » aux éditions Libertalia, et ex-rédactrice en chef de la revue « Le nouvel éducateur » édité par l’ICEM (l’Institut Coopératif de l’Ecole Moderne), Daniel Gostain, ancien enseignant en pédagogie Freinet, actuellement maître G, enseignant spécialisé en aide relationnelle au sein du Rased (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), Charlotte Marin, enseignante, membre active au sein de l’ICEM 75.
A la fin du XIXème siècle, début du XXème, les mouvements, expérimentations, réflexions pédagogiques se multiplient à travers le monde, comme au sein du Laboratoire créé par John Dewey aux Etats-Unis en 1896 sur la psychologie appliquée à la pédagogie, ou l’école d’Ovide Decroly en 1907 en Belgique, et la Casa dei Bambini de Maria Montessori, en Italie en 1907 également. On parle du mouvement de l’Education Nouvelle alors qu’Adolphe Ferrière, d’origine suisse, rédige ainsi en 1915 la charte de l’Education Nouvelle, suivi en 1921 de la création de la ligue internationale pour l’Education Nouvelle. Construit sur une pédagogie active, terme utilisé pour la première fois par Adolphe Ferrière, l’Education Nouvelle prône le principe de la participation active des individus à leur propre formation ; laisser l’enfant agir, favoriser une éducation globale (intellectuelle, artistique, physique, manuelle, sociale) et non juste l’accumulation de connaissances… L’enseignant ici est un médiateur, un guide vers l’indépendance.